Économie politique: Les fondamentaux

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CROISSANCE

La croissance représente l’augmentation de la production de biens et services au cours d’une période donnée. Elle est généralement mesurée par le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel et constitue unindicaur quantitatif fondamental de la marche d’une économie. Il s’agit de la croissance « réelle », c’est-à-dire évaluée d’après la production et la création efectivas de biens et services et non d’après leur valeur monétaire sur les marchés – elle élimine donc l’impact des variations de prix. Autrement dit, la croissance est un indicaur de l’augmentation de la richesse réelle d’un pays au cours du temps.

Il existe diverses théories économiques de la croissance des Nations. Même si elles ne répondent pas à toutes les questiones concernant la croissance, ces théories éclairent convenablement le sujet. Le nombre d’heures travaillées (et l’emploi qui va avec) et le stock de capital (physique et humain) sont des variables importantes de l’évolution de la production de biens et de services. Mais la productivité de ces facteurs de production (ver más la discusión de ce fondamental) est également essentielle, tout comme l’innovation technologique, organizationnelle et managériale qui déterminent cette productivité. À long terme, c’est même le facteur déterminant de la croissance des Nations, puisque les recherches montrent que, grosso modo, depuis la révolution industrielle, quelque 80 % de la croissance du revenu par tête,

Les incitations à l’innovation et à l’investissement en capital humain sont donc essentielles. Pour cela, il est indispensable de conduire des politiques économiques cohérentes, d’avoir des marchés suffisamment ouverts et concurrentiels, sur le plan national et international, des règles juridiques claires et stables, un système d’éducation et de santé performant, ainsi que des droits de propriété bien établis et stables.

PRODUCTIVITÉ

La productivité d’un facteur de production (travail ou capital) est le rapport entre la quantité de biens et de services produits et la quantité de facteur employee. Elle donne une indicación de l’efficacité avec laquelle chaque facteur de production contribue au système productif. La « productivité globale des facteurs » indica l’efficacité induite par la combinaison des facteurs de production, pour une entreprise ou pour l’ensemble du pays. Comme on l’a vu, las ganancias de productividad son muy importantes para asegurar un croissance économique durable.

La mesure de la productivité n’est pas facile et peut être sujette à diversitys controverses, au sein d’une Nations et entre Nations. Une productivité donnée peut avoir des conséquences différentes sur les variables économiques, notamment l’emploi et la répartition des revenus. Les entreprises et les pays peuvent aussi définir différemment la quantité de facteurs de production, surtout le capital, ce qui entraîne des dificultés dans les comparaisons internationales. Les controverses sur l’impact des nouvelles technologies sur la productivité sont un exemple d’école de cette question.

Si l’on considère qu’en règle générale mieux vaut avoir une statistique de productivité élevée que faible, Certains ajoutent que ce résultat peut être simplement la conséquence d’une hausse du chômage : dans la mesure où les travailleurs les moins productifs sont licenciés en premier, le chiffre de la productivité moyenne addede pour des raisons de pure arithmétique. Doit cependant être rejeté l’assertion selon laquelle les gains de productivité seraient à bannir car ils seraient cause de chômage. Si l’argument peut être défendu quelquefois au niveau d’une entreprise ou d’un secteur, il est erroné au niveau de la collectivité dans son ensemble. Ce sont au contraire les gains de productivité qui, sur la durée, en permettant les baisses de coûts et les mutations économiques, sont indispensables à l’augmentation du niveau de vie et à un emploi global durable.

INVESTISSEMENT

Il consiste « à faire travailler l’argent » en espérant en obtener davantage plus tard. De façon moins triviale, il prend deux formes principales : les dépenses directes en machines, technologies, usines, stocks de matières et produits, infraestructuras, etc. (investissements physiques), ainsi que les dépenses consacrées à l’investissement immatériel (I+D, brevets ), et les dépenses indirectos dans des actifs financiers comme les actions ou les obligations (investissements financiers). On doit aussi ajouter l’investissement humain qui consiste en des dépenses d’éducation et de santé.

L’accumulation des investissements physiques determina le montant du stock de capital (après dépréciation) et peut induire diversas innovaciones. En cela l’investissement est un facteur important pour la croissance économique (voir plus haut la rubrique croissance), non seulement en termes quantitatifs mais aussi qualitatifs.

Ces investissements depende del monto de los fondos susceptibles de ne pas être consommés, mais aussi de leur coût, ainsi que des anticipations des agent à la rentabilité future de ces investissements. Le taux d’intérêt, la fiscalité, l’inflation, les prospects de marchés et autres variables économiques vont donc jouer sur le choix d’investir plus ou moins, et dans quel secteur.

Dans une économie fermée sur l’extérieur, il est généralement considéré que l’investissement total doit être égal à l’épargne totale du pays, du moins au bout d’un cer- tain temps. À l’ère de la mondialisation, cette égalité devient beaucoup plus douteuse dans la mesure où les pays à faible épargne (les États-Unis par exemple) peuvent attirer les capitaux extérieurs qui vont s’investir chez eux, alors que les pays à forte épargne (por ejemplo, el Japón) peuvent investir leur épargne à l’étranger.

CHÔMAGE

Situation pour laquelle l’emploi de personnes désirant travailler n’est pas asuré. Le taux de chômage représente alors le pourcentage de personnes en âge de travailler (de 16 a 65 ans généralement) qui sont à la recherche d’un emploi. Ce taux varie avec le cycle économique, il diminue lorsque l’économie se porte bien, added lorsque qu’elle va mal. Mais il existe aussi un chômage structurel qui ne change pas vraiment avec le cycle des affaires. Il provient de ciertas rigidités du marché du travail et de diversity réglementations imposées par la puissance publique, justifiées ou non (durée et niveau des deployments chômage, charge sociales et fiscales, salaire minimal, travail à temps partiel, durée du travail, système de formation , etc.). Il ne peut être réduit que par des réformes de structure appropriées.

Dans les décennies qui ont suivi la guerre, on a cru qu’il était possible de diminuer le chômage en added l’inflation (on parlait alors de «courbe de Phillips», implica una relación inversa entre inflación y cambio). Si cette opération peut fonctionner à court terme, elle est vouée à l’échec à plus long terme et ne constitue pas un moyen durable de lutte contre le sous-emploi (pour les économistes, la courbe de Phillips est verticale à long terme). On s’accorde à dire qu’il existe un NAIRU (Tasa de desempleo sin aceleración de la inflación) au-dessous duquel il n’est pas possible de faire descendre le taux de chômage de façon durable en jouant sur l’inflation.

INFLATION

Il s’agit d’une croissance durable du niveau général des prix sur une période donnée. Chaque mot un hijo importancia. La croissance doit être durable et non pas temporaire. C’est le niveau général des prix qui est en cause et non pas le ou les prix de quelques biens donnés, fussent-ils importants comme le pétrole (ce que l’économiste appelle les «prix relatifs»), sauf si ceux-ci influent sur le niveau général des prix. Le niveau général des prix est une moyenne pondérée de l’ensemble des étiquettes. Il est mesuré généralement par un indice des prix (à la consommation, ou des prix de gros, ou du PIB).

L’inflation est néfaste pour l’économie dans la mesure, notamment, où elle« brouille » les signaux du marché et entraîne des redistributions occultes qui peuvent être significatives ; d’autant plus que cette inflation est forte – les périodes d’hyper-inflation sont dramatiques à cet égard et détruisent le tissus économique et social. Il est généralement admis qu’une inflación jusqu’à 2-3 % l’an est aceptable. En tout état de cause, la stabilité de cette inflation est essentielle afin qu’elle soit anticipée au plus juste par les agent économiques.

De nombreux facteurs peuvent influer sur cette hausse des prix, mais les économis- tes sont maintenant d’accord pour dire que la politique monétaire, et le contrôle explicite ou implicite de la création monétaire qui doit en découler, est l’élément clé pour insurance la stabilité des prix sur la durée.

TAUX DE CHANGE

Le taux de change corresponde au prix à payer pour obtener une unité de monnaie étrangère avec une unité de monnaie nationale. Il existen plusieurs régimes de taux de change : taux fixes ou taux variables, avec divers intermédiaires Possibles entre ces deux situaciones où les taux sont flottants entre des limites inférieures et supérieures fixes (telles «les fourchettes» de fluctuations du système monétaire européen avant l’ établissement de l’euro) ou sont «fixes» mais ajustés périodiquement. Après la Seconde Guerre mondiale les «accords de Bretton Woods» avaient conduit à la mise en place de changes fixes qui furent abandonnés à partir del debut des années 1970 pour un système de changes plus variables sur le plan international. L’Europe toutefois établit son propre système entre ses pays membres,

Avec la liberté des mouvements de capitaux à travers le monde, il est très difficile à un pays, notamment s’il est émergent ou en développement, de fixer son taux de change de façon durable. S’il essaye de le faire contre les force du marché, on débouche sur des crisis de change sérieuses comme celles expérimentés en Europe dans les années 1980 ou, plus graves, au Mexique et en Asie dans les années 1990.

Pour éviter ces crisis, les économistes recommandent plutôt les changes flexibles pour ces derniers pays, ou, carrément, de fixer leur monnaie au dollar de manière irrevocable ( via la « dollarisation » ou les currency boards ).

BALANCE DES PAIEMENTS

La balance des paiements recense l’ensemble des échanges – plus précisément le solde des entrées et des sorties –, d’actifs physiques, financiers et monétaires entre un pays et l’étranger au cours d’une période donnée. Elle est traditionnellement présentée en deux principaux comptes :

  • le compte des transactiones courantes qui présente les opérations d’importaciones/exportaciones de biens et services, divers transferts privés à l’etranger et l’aide internationale;
  • le compte de capital qui comprend les mouvements de capitaux à long terme (investissements réalisés dans des entreprises étrangères par exemple) et les mouvements de capitaux à court terme (fonds place en devises sur les marchés internationaux).

Cette balance peut être en deficit ou en excedente selon les périodes et la status économique. L’état de ses comptes informe sur la status de l’économie nationale et peut influer sur le niveau du taux de change. Périodiquement existent des «crisis de balance des paiements», surtout dans les pays en développement, durant lesquelles le décit courant devient ex- cessif, ou les sorties de capitaux s’exacerbent, créant ainsi les condition d’une crise financière et économique sérieuse qui se traduit souvent par une chute du taux de change.

LIBRE-ÉCHANGE

Il signie la possibilité d’échanger librement des biens, des services ou des capitaux entre pays, sans avoir à faire face à toutes sortes de barrières aux échanges, de tarifs, de quotas ou autres connections réglementaires imposées par les pouvoirs publics. Si cette liberté des échanges avait été fortement restreinte entre les deux guerres mondiales, une ouverture progresiva a été mise en place depuis les années 1950. Avec le GATT (Acuerdo General sobre Aranceles Aduaneros y Comercio), le Marché Commun européen et maintenant l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce) les pays ont supprimé progresivamente un cierto nombre de barrières aux échanges. Le volume des échanges internationaux a notablement aumenté durant la période. Vers l’an 2000, les mouvements de marchandises étaient quelque eligió comme 16 fois ceux des années 1950, Alors que la production mon- diale n’avait été multipliée que par un facteur de 5 ou 6. Les exportations mondiales sont passées de 7 % du PIB mondial a 15 %. Si le commerce international des produits manufacturés représente la plus gran parte de ces échanges, les services sont en croissance accélérée.

Comme les débats autour de l’OMC le montrent, du chemin reste encore à faire en termes de diminution, sinon de supression complète, des tarifs douaniers. En moyenne, en ce qui concerne les biens manufacturés, ceux-ci s’élèvent à 4 % pour les pays industrialisés. Si ce chiffre paraît familiarment faible, la taxe en question représente environ 16 mil millones de dólares por año. Ciertos productos se enfrentan a tarifas muy altas más élevés, surtout ceux des pays pauvres pour lesquels les pays industriels imponentes des tarifs quatre fois plus élevés que pour les autres pays industrialisés. Pour ne rien dire de ceux sur les produits agricoles dont les tarifs moyens sont de 62 % (avec des pics à 500 % !).

Même si c’est avec quelques matices, les économistes sont en règle générale en faveur du libre-échange. La théorie de l’avantage comparatif implique que tous les pays ont intérêt à se spécialiser dans les domaines où ils sont le plus efficaces. L’échange devient alors avantageux pour tout le monde, sinon toujours dans le court terme, du moins sur la durée. Il implique toutefois des ajustements parfois difficiles à faire et des mutaciones économiques douloureuses pour ciertos sectores y ciertas categorías sociales. Mais il est facteur de croissance, de productivité et d’innovations. Le protectionnisme, au contraire, tender à appauvrir les pays qui s’y soumettent, et ne peut être une solution durable aux problèmes économiques.

COMPÉTITIVITÉ

Il est possible de parler de position compétitive relative pour une entreprise ou un secteur dans la concurrence internationale en comparant les conditions de salaires, de charges, de coûts en général, de productivité et autres conditions sociaux-Économiques.

On a tendance à abuser du terme lorsqu’on parle de compétitivité entre Nations, comme le font souvent les responsables politiques et les milieux économiques. Les pays ne sont pas en concurrence entre eux, au sens que donne l’économiste au terme de concurrence, ce sont les entreprises qui le sont entre elles. Si dos empresas son en concurrencia sur le même marché, ce que gagne l’une l’autre le perd. En vertu de l’avantage comparatif (voir le libre-échange), ce n’est pas le cas au niveau d’un pays où l’échange n’est pas un jeu à somme nulle, mais, au contraire, à somme positive . Le terme compétitivité est donc abusif et présente le danger de servir à justifier les barrières aux échanges, voire le protectionnisme.

Cela dit, il n’est pas absurde pour les États de prendre des mesures favorisant la compétitivité des entreprises au plan international (mesures en faveur des coûts de la productivité, des infrastructures, etc.). ). Mais il faut rester prudent dans l’interprétation des indices supposés comparer la compétitivité des Nations entre elles.

E

CONCURRENCE

Plus il ya de concurrence, plus il est vraisemblable que les entreprises fonctionnerant de façon efficace, que leurs prix seront bas et qu’elles seront sans doute incitées à innover. Bref, qu’elles rempliront au mieux leur fonction économique et sociale. C’est la raison pour laquelle les économistes sont autant en faveur de la concurrence. Mais ils ne sont pas naïfs. Ils savent que la concurrence parfaite, où les entreprises, en multitud, doivent se plier au prix fixé par le marché est difficilement atteignable. Ils analysent aussi la concurrence monopolistique, avec moins d’entreprises et où chacune possède un Certain pouvoir pour empêcher les concurrents de pénétrer son marché, donc de fixer ses prix, du moins à court terme. Finalement, le monopole corresponde a la situación où una empresa dominada le marché et peut alors générer des profits supérieurs à ceux qu’elle aurait en status de concurrence. Les marchés où se font face un petit nombre d’entreprises en position d’oligopole peuvent déboucher sur des ententes et des carteles nuisibles au consommateur. Mais tant l’oligopole que le monopole auront beaucoup plus de differentés à dominer le marché durablement, si celui-ci est un « marché contestable », c’est-à-dire si d’autres entreprises sont à un moment ou à un autre susceptibles d’entrer sur le marché.

Tous les pays industrialisés possèdent des Institutions dont la mission est de conduire une politique de concurrence pour supprimer les entraves à ladite concurrence. Il en existe aussi au plan européen conduite par la Commission de Bruxelles. Mais il n’en va pas tout à fait de même pour ce qui concerne les pays en développement. Sur les 146 miembros de l’OMC, seuls 70 pays ont une politique de concurrence, et n’ont souvent que peu de ressources à y consacrer. Une réflexion et des négociations sont menées à cet égard dans le cadre des discussions internatio- nales et de l’OMC.

Tire du texte de: ANDRÉ FOURÇANS

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Economie politique · FNUIPH

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