ENTRE OUBLI ET UTOPIE: 

Le Palais National après le séisme du 12 janvier 2010
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Mémoire historique comme paramètre fondamental d’aménagement urbain

Par: Olsen Jean Julien [1]Diplomé en Génie-Architecture (Université d’Etat d’Haïti), Olsen JEAN JULIEN aussi une Maitrise en Conservation de Monuments et de Biens Culturels (UNPHU, Santo Domingo, RD) et un … Continue reading

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Après le séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit Port-au-Prince, quelle ville reconstruire et pour qui ? Faut-il faire revivre la ville coloniale créée en 1749 ou retourner à la ville du XIX e siècle ? Faut-il ressusciter les schémas urbains traditionnels exclusifs ou les zonings dysfonctionnels qu’on a essayé d’appliquer sur Port-au-Prince sans succès pendant tout le XX e siècle ? Ce texte présente des propositions pour une nouvelle approche de la planification du futur Port-au-Prince en faisant l’hypothèse que la mémoire historique est un paramètre fondamental d’aménagement du territoire.

INTRODUCTION

Imaginons un instant que l’on confie l’aménagement d’un espace urbain à une équipe de professionnels (architectes, urbanistes, sociologues, gestionnaires…) qui sont tous devenus tout à coup amnésiques et sans aucun accès à l’Histoire. Dans le pire des cas, ils auraient utilisé les ressources mises à leur disposition pour satisfaire leurs besoins staffs en mimant ce que font les autres (acheter de beaux bureaux, des matériels informatiques neufs, des voitures et s’offrir d’importants salaires, entre autres) et en oubliant complètement la tâche qui leur a été attribuée.Dans le meilleur des cas, on peut supuestor qu’ils pourraient produire de beaux dessins d’une ville utopique destinée à accueillir une poblacion virtelle, sans passé, sans culture, sans traditions et vivant excepte de conflits sur les plans économiques, sociaux et politiques .

Dans tous les cas, notre équipe imaginaire n’aurait pas agi en conformité avec les règles de la planification urbaine moderne comme une série de professionnels qui « organise sélectivement l’attention des acteurs et des décideurs politiques sur les possibilités réelles d’actions en matière d’aménagement urbain » . je

Après le séisme du 12 janvier 2010 qui a dévasté la ville de Port-au-Prince, pensant à notre équipe d’amnésiques, je me suis mis à relire l’histoire de la ville écrite par Georges Corvington qui m’a invité à revoir le chapitre traitant du séisme du 3 juin 1770 ayant détruit Port-au-Prince, il y a 240 ans. J’y ai lu ce párrafo : « Sous les débris de bois, de pierres et meubles fracassés qui jonchent l’emplacement des maisons, des voix chères crient au secours, des mourant râlent, des s suffoquent… Armés de torches ou de lanternes à la lueur roussâtre, des rescapés blessés du cataclysme vont venir et , à la recherche de leur proche enfouis sous les décombres… Nuit d’effroi, peuplée de cauchemars et de ruines qui paraitra éternelle ! » yo

 Aussitôt ce pasaje m’a frissonné, tant qu’il décrit avec précision ce que j’ai vécu durant cette nuit en transportant blessés et mourants à « l’hôpital ». Même les cours des hôpitaux étaient déjà saturés de corps et on nous a conseillé d’amener les victimes au Stade Silvio Cator, à coté du cimetière.

A Port-au-Prince, les prisons, l’asile de fous et l’Hôpital Général, fortement endommagés, se confondaient dans l’espace urbain qui s’apparentait à un cimetière, tant qu’ils étaient jonchés de morts. Environ 250 000 personnes ont péri, soit près de 10% de la population de la ville. Les espaces institutionnels « normaux » de la Capitale, le Palais National, le Palais des Ministères, le Palais de Justice, le Palais Municipal, le Centre commercial, les Banques, sont aussi effondrés. (Mira les photos)

Aujourd’hui, la question qui se plante à nous tous est la suivante : Quelle ville reconstruire et pour qui ? Faut-il faire revivre la ville coloniale créée en 1749 ou retourner à la ville du XIX e siècle ? Fautil ressusciter les schémas urbains traditionnels exclusifs ou les zonages dysfonctionnels qu’on a ensayé d’appliquer sur Port-au-Prince sans succès pendant tout le XX e siècle ?Ou enfin, faut-il s’armer des outils de planification urbaine moderne pour repenser le Port-au-Prince de demain comme une ville créative, prospère et ouverte sur le monde, une capitale nationale puisant son dynamisme dans sa mémoire historique et la matrice culturelle de son peuple ?

A partir d’une réflexion sur les relations entre l’urbanisme, la culture et la mémoire historique, le présent dans le texte des propositions pour une nouvelle enquête sur la planification du futur de Puerto Príncipe.

Fig.1- Le Palais National après le séisme du 12 janvier 2010

Fig2.- L’intérieur de la Cathédrale de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

Fig-3 Image du Marché en Fer au Centre Historique de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

Fig-4 Image de la destruction du Centre Historique de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

Fig-5 Image de la destruction du Centre Historique de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

Fig-6 Image de la destruction du Centre Historique de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

Fig-7 Image du Centre Historique de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010

  AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, GESTION D’UNE UNITÉ SPATIOTEMPORELLE.

 Aménager un territoire, de même que gérer des sites culturels, c’est isoler une unité spatio-temporelle en vue d’identifier les mécanismes pouvant, de manière efficace, améliorer les conditions d’existence du groupe social vivant à l’intérieur de cette unir. L’aménagement du territoire supporte donc une identification des facteurs qui déterminent la cohérence interne (potentialidades), les processus marquant l’évolution, les points de repères, les crises et les discontinuités géographiques (limites, frontières…) caractérisant l’unité spatiotemporelle.

A ce titre, le concept de discontinuité semble être l’un des plus féconds pour comprendre la relation entre l’aménagement du territoire et la préservation de la mémoire historique d’un groupe social.

Michel Foucault a émis l’hypothèse que l’histoire humaine présente autant de continuités que de discontinuités. De cette hypothèse, il adviendrait que les disciplines historiques modernes se concentrent de plus en plus sur la recherche d’approches méthodologiques pouvant rendre compte des discontinuités de l’histoire. Dans l’introduction à son Archéologie du Savoir , Foucault écrit ceci :

« L’histoire, dans sa forme traditionnelle, entreprenait de « mémoriser » les monuments du passé, de les transformer en documents et de faire parler ces traces , de nos jours l’histoire, esto es lo que transforma los documentos en monuments et qui en déchiffrait des traces laissées par les hommes, on essayait de reconnaître en creux ce qu’il avait été, développer une masse d’éléments qu’il s’agit d’isoler, de grouper, de rendre pertinent, de mettre en relations , de constituer des ensembles.» iii

Ces idées rappellent étrangement les arguments de John Ruskin qui ont constitué les édifices historiques comme des objets parlants mémorisant les événements comme des livres d’histoire iv . De même, Ruskin va étendre sa considération aux villes anciennes qui sont, selon lui, des entités spécifiques caractérisées par des éléments d’architecture, des rues, des places et des canaux dont la contiguïté donne une identité propre au tissu urbain. Une identité qui va s’affirmer comme patrimoine urbain « en devenant un obstáculo au libre déployé des nouvelles modalités d’organisation de l’espace urbain» v .

Mais, Foucault va plus loin en suggérant un changement épistémologique dans l’étude de l’histoire. Il s’agit pour lui de mettre en doute les grands ensembles continus préétablis et fixer l’attention sur les unités discrètes, les discontinuités, les frontières et les séries qu’elles produisent.

L’application de ce changement épistémologique à l’aménagement du territoire, en focalisant l’attention sur les centres historiques comme unités spatio-temporelles spécifiques et discrètes à gérer, nous porte à considérer la mémoire historique comme un paramètre fondamental du processus. Dans l’espace urbain, les centres historiques ont une spécificité et une identité qui incarnent et transmettent les expressions créatrices de leur population à travers leur qualité, leur usage ou leur finalité. vi

Dans le cas de la ville de Port-au-Prince, par exemple, l’architecture, les rapports à la montagne et la mer, les modalités d’appropriation et d’utilisation de l’espace public urbain avec la présence des galeriestrottoirs, les défilés comme le carnaval, les raras (bandes à pieds défilant particulièrement pendant la semaine sainte) et les processions religieuses sont des éléments incarnant l’identité culturelle du peuple haïtien.

En tant que lieu vivant, le patrimoine dans sa spécificité spatio-temporelle confère à la mémoire historique une identité et une forme. A l’inverse, comme l’explique Jennifer Jordan, la mémoire historique détermine le paysage urbain à l’intersection de quatre facteurs : l’usage du sol, la propriété du sol dont la mémoire est conservée dans les registres, les significations multiples associées aux sites et la présence ou l’absence d’entrepreneurs ou d’une burocratie de la mémoire. viii

La mémoire historique contribue ainsi à la structuration des lieux en tant que paramètre fondamental d’aménagement du territoire. Du lieu à la mémoire historique et de la mémoire historique au lieu enrichi, l’objetpatrimoine, qui peut être un site complexe, ou un centre historique, s’inscrit dans une spirale d’enrichissement de son territoire.

INTÉGRATION DE LA PLANIFICATION CULTURELLE ET DE LA PLANIFICATION URBAINE

En 1987, le Comité International pour les Monuments et Sites (ICOMOS) adopte à Washington la charte internationale pour la sauvegarde des villes historiques . Selon cette charte, la sauvegarde des villes et quartiers historiques doit, pour être efficace, faire partie intégrante d’une politique cohérente de développement économique et social et être prise en compte dans les plans d’aménagement et d’urbanisme à tous les niveaux Les valeurs à conserver sont le caractère historique de la ville et l’ensemble des éléments matériels et spirituels qui en expriment l’image, en particulier la forme urbaine définie par la trame y elpaquet ; les relations entre les divers espaces urbains : espaces bâtis, espaces libres, espaces plantés  ; la forme et l’aspect des édifices (intérieur et extérieur), tels qu’ils sont définis par leur structure, volume, estilo, échelle, matériaux, couleur et décoration. viii

Avec cette charte, la dichotomie, décrite par Françoise Choay dans son livre Urbanisme : Utopies et Réalités (1965), entre une « vision culturaliste » vue comme étant la défense de l’identité culturelle et des acquis hérités du passé et une « vision progressiste », que consiste en prever el futuro a partir de la creación de infraestructuras socioeconómicas en el espacio urbano, una evolución progresiva hacia nuevas realidades.

La culture est comprise aujourd’hui comme une ressource essentielle utilisée à la fois comme base économique, comme argument pour la privatisation et la militarisation de l’espace public, et instrument de contrôle et d’orientation des idées dans un territoire urbain ix . Elle devient ainsi un expédient d’une part, en vue de la satisfaction des besoins économiques et de loisirs, et d’autre part, au service de l’appropriation et de la gouvernance urbaines x . Et comme l’exprime Katherine Shonfield “Cualquier forma de planificación urbana es una forma de planificación cultural en su sentidoplus amplio . como es no puede dejar de tener en cuenta las identidades lingüísticas de las personas , sus instituciones culturales y estilo de vida, sus modos de comportamiento y aspiraciones, y las contribuciones que hicieron al tapiz urbano ». xii

Aujourd’hui avec les travaux de Charles Landry (The Creative City, 2000) xii et de Richard Florida (The Rise of the Creative Class, 2002 xiii ), on parle de plus en plus de « Villes Créatives » pour exprimer l’intégration complète de la dimension culturelle dans la planification urbaine.

   MÉMOIRE HISTORIQUE, ÉCONOMIE CULTURELLE ET POSSIBILITÉS D’UN NOUVEAU PORT AU PRINCE.

Dans le cadre de son Programme d’Appui au Développement des Entreprises Culturelles (PADEC), lancé en 2009, le Ministère de la Culture et de la Communication a retenu sept filières différentes pour le développement des entreprises culturelles en Haïti :

  1. l’édition et le livre ;
  2. les arts du spectacle (producción y venta de espectáculos, carnaval, festivals…)
  3. les arts plastiques (modo, diseño, pintura, escultura, artesanat d’art, …)
  4. l’architecture, la mise en valeur des édifices historiques et des sites culturels ;
  5. l’audiovisuel et le multimédia (ciné, documentaires, vidéoclip, publicité…)
  6. la radio et la télédiffusion ;
  7. las tecnologías de l’information et de la communication.

A través de las diferentes películas, la economía cultural, el apoyo a la memoria histórica y las tradiciones culturales pueden contribuir a la formación de nuestro potencial creador, peut devenir une base concrète de la planification urbaine. D’un autre côté, la construction d’infrastructures matérielles associées au développement de ces filières dans l’espace urbain peut conduire à une nouvelle vision de la ville appelée à devenir une ville créative . En conséquence, la mise en œuvre de concepts novateurs dans le champ de l’aménagement de l’espace devient possible.

Dans le cas de Port-au-Prince, cela implique, en premier lieu, la prise en compte des problématiques liées aux caractéristiques physiques inhérentes du site (la ville étant construite sur une faille tectonique) et à sa localisation (la ville devant être pensée dans le cadre de sa baie, s’articulant avec l’ile de la Gonâve, la Côte des Arcadins, et les côtes allant de Mariani à Miragôane). (voir images)

Il faudra notamment s’assurer de l’intégration des paramètres liés à l’évolution historique et culturelle du site dans le design urbain :

  1. Prendre en compte l’histoire associée au tracé urbain et à son insertion dans la tradition urbaine de las antiguas villas coloniales de la Caraïbe, en particulier la tradition de la ville emmuraillée et ordonnée, créée durant la colonisation espagnole de la région Caraïbe.
  2. Création d’un système de logement adéquat au cœur du centre ville avec, entre autres, des résidences pour créateurs (artistes, professeurs d’écoles et d’université, deportistas, empresarios, estudiantes, etc.);Comprendre la dynamique des villes capitales des Grandes Antilles qui sont toutes des villes portuaires, ont produit l’extension d’une capitale coloniale en dehors des limites des murs (Santo Domingo, La Havane, San Juan). Port-au-Prince a en common avec ces villes un ensemble d’éléments comme la relation avec la baie et la mer, la Place Centrale, la Place du Marché, la Place de la Cathédrale, la Place d’Armes et le tracé urbain perpendiculaire.                                                                                                              Une fois maîtrisées les caractéristiques physiques et l’évolution des paramètres historiques et culturels de la ville, les éléments propres au développement de la ville créative peuvent suivre. Ils comprennent entre autres :

L’évolution des centres historiques des capitales des Grandes Antilles est ainsi riche en leçons pour la reconstruction de Port-au-Prince.

                                                                               Fig-8 Plan de la ville de Port-au-Prince en 1790 (Archives Ministère Haïtien du Tourisme)

Fig-9 La reconstruction du nouveau Port-au-Prince doit s’articuler avec le développement des potentialités de toute la baie

 

Fig-10 Images satellites récentes et cartes des villes coloniales intramuros de La Havane, de Santo Domingo et de San Juan.

Création d’un système de planification du desarrollo de los recursos culturales, articulé aux autres systèmes de planification et de services existants (transport, eau potable, assainissement, électricité, protection civile,..) ;

  1. Création d’un système de logement adéquat au cœur du centre ville avec, entre autres, des résidences pour créateurs (artistes, professeurs d’écoles et d’université, déportistas, empresarios, estudiantes, etc.);
  2.  Création d’un système de corredores verdes y parques ;
  3.  Stimulation du design urbain et de l’art public par la création d’équipements urbains de haute qualité en termes esthétiques et de fonctionnalités (éclairage, lieux, );
  4.  Aménagement d’espaces pour la production d’une série d’événements culturels périodiques significatifs (Carnavales, festivals, Conciertos, Desfiles…) ;
  5.  Création d’un réseau d’hôtels, de restaurants, de bars et de boutiques intégrant des galeries d’art, des espaces de conférence et d’exposition, des salles de performances de dimension variée, etc.
  6.  Stimulation de l’économie nocturne à travers la création de pôles d’attractions (concentración de clubs, de restaurants dansants, de bars, etc.)
  7.  Création d’un réseau polynucléaire de centres urbains culturels majeurs (museos, teatros, parques para conciertos, restaurantes, talleres de producción, marchas artesanales, galerías de arte y salas de espectáculos…).

Au centre de toute ville créative, se trouve un système de planification et de gestion des ressources culturelles. La ville moderne n’est pas une création spontanée. Elle exige un ensemble d’articulations complexes entre différents éléments qui doivent être programmés. La démarche de planification doit être en elle même un acte créatif différent du collage urbain.

Dans cette perspective, je propose ici que le transfert de la population soit au centre de la planification des ressources culturelles. La structure démographique et la préoccupation pour le bien-être des gens dynamiques et talentueux (jeunes, créateurs, penseurs, artistes, interpretes, venturers créatifs, enseignants, professeurs d’université, etc.) sont des éléments clés de la créativité urbaine.

Voici, autour de la démographie, les quatre types d’articulations indispensables à cette démarche de planification :

  CONCLUSION

 L’hypothèse de la mémoire historique comme paramètre fondamental d’aménagement du territoire conduit logiquement à l’intégration de la planification culturelle et de la planification urbaine. Dans le cas de Port-au-Prince, la mémoire historique, considérée comme une ressource essentielle de la créativité, est un élément de l’économie culturelle appelé à dynamiser l’espace en urbain le transformant en une ville créative du XXIe siècle.

Par contre, la planification d’un nouveau Port-au-Prince, luego de los esfuerzos tradicionales y sin el premio en compte systématique de la mémoire de la ville, conduce a un conjunto de aberraciones urbanas y prolonge la crise de l’habitat. Les multiples liaisons existantes entre l’usage du sol, la question foncière, le logement, la violence urbaine, la créativité et la gestion de la ville sont insaisissables sans une représentation de l’histoire du fait urbain.

RÉFÉRENCES

  • Georges CORVINGTON en Port-Au-Prince Au Cours Des Ans, Tomo 1, 1743-1804, Edición, Québec, 2007, p. 86-87.
  • iii Michel FOUCAULT, Archéologie Du Savoir , Editions Gallimard, France, 1969, pages 14-15.
  • iv John RUSKIN, Las piedras de Venecia . Londres, Allen 1897. page 35
  • v Pour utiliser une formule proposée par Françoise CHOAY dans son livre L’allégorie Du Patrimoine , Édition du Seuil, Paris 1999. P 134.
  • vi Voir à ce sujet la Convention de l’UNESCO pour la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles
  • vii Jennifer JORDAN, Estructuras de la memoria: comprender el cambio urbano en Berlín y más allá (Memoria cultural en el presente) (Stanford, 2006)
  • viii Articles 1 et 2 de la Charte internationale pour la sauvegarde des villes historiques.
  • i x Voir à ce sujet les travaux de Sharon ZUKIN (Landscape Of Power, From Detroit to Disney World, Berkeley and Los Angeles, University of California, 1991 et The Cultures Of Cities, Blackwell Publishing, Oxford, 1995. p.11.
  • x Georges YUDICE, La commodité de la culture. Prensa de la Universidad de Duke. Durham et Londres, 2003.
  • xi Katherine SHONFIELD, La riqueza de las ciudades : política urbana en un nuevo paisaje, Londres : Comedia & Demos, 1998, p. 6
  • xii Charles LANDRY, The Creative City: A Toolkit for Urban Innovators, Londres, Earthscan, deuxième édition, 2008.
  • xiii Richard FLORIDA, The Rise of the Creative Class, Nueva York, Basic Books, 2002.

Tiré du texte de : OlSEN JEAN JULIEN

References

References
1Diplomé en Génie-Architecture (Université d’Etat d’Haïti), Olsen JEAN JULIEN aussi une Maitrise en Conservation de Monuments et de Biens Culturels (UNPHU, Santo Domingo, RD) et un Diplôme de Post – diplômé en Conservation d’Édifices Historiques et de Sites Archéologiques (Universidad de Columbia, Nueva York, EE. UU.) Il a servi en tant que Ministre de la Culture et de la Communication d’Haïti (2008- 2009) et dirige actuellement le Centre de Sauvetage de Biens Culturels créé dans le cadre du Projet de Sauvetage du patrimoine culturel haïtien après le séisme du 12 janvier 2010 (www.haiti.si.edu). Il est aussi Directeur de PHÉNIXIENCE, une firme d’architecture et d’ ingénierie engagée dans la réflexion sur la reconstruction de son pays.
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Economie politique · FNUIPH

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